Celeste

Celeste n’est pas un jeu que j’attendais beaucoup ; et à vrai dire, je ne l’attendais pas du tout puisque j’en avais même pas entendu parler avant sa sortie. C’est grâce au site Gamekult.com que j’ai découvert ce jeu, et heureusement, puisqu’après y avoir jouer quelques heures, il est vite devenu un énorme coup de coeur.

original.jpgLe jeu nous amène donc à incarner Madeline, qui se met en tête de gravir le mont Celeste, une montagne mystique située au Canada (fictivement). Si le pitch de base est assez simple, les raisons de la quête de l’héroïne apparaissent au fur et mesure de l’avancée et des rencontres avec les différents personnages. On est finalement assez vite embarqué dans la quête identitaire de Madeline.

Celeste est un jeu de plates-formes découpés en tableaux relativement courts, répartis dans différents niveaux ayant chacun un environnement et des nouvelles mécaniques de jeu. Ainsi, le but est donc de traverser chaque tableau en trouvant le bon itinéraire en sautant sur les bonnes plates-formes au bon moment, en trouvant le bon timing, le bon angle, tout en évitant les obstacles. Il ne s’agit donc pas de traverser à l’arrache comme dans un Super Mario, mais plutôt d’analyser l’environnement pour le traverser de la manière la plus adéquate, et puis d’exécuter la chose. Les morts s’enchaînent donc assez rapidement car on finit vite par se prendre un obstacle ; et on repart de plus belle quitte à échouer des dizaines de fois. La frustration n’est jamais présente, puisque les morts ne font que nous ramener au début du tableau en cours. Seul ombre au tableau, il arrive parfois que certaines actions s’achèvent par un mort car la manette ne semble pas réagir comme il faudrait et nous envoie dans la mauvaise direction ; ainsi, il m’est arrivé (ainsi qu’à mon frère, et la chose a été relevée sur Gamekult) de vouloir par exemple aller vers la droite et finalement se retrouver dans une des diagonales.

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Si les capacités de Madeline sont assez limitées (sauter, s’accrocher, rebondir et grimper sur les surfaces, et “dasher” dans les huit directions), c’est surtout grâce aux mécaniques particulières à chaque niveau que le jeu arrive à se renouveler sans cesse. Ainsi, on trouvera des plumes qui permettent de voler durant un court instant, des plates-formes qui s’activent avec le dash, des ronces qui poussent à notre passage et qui nous font mourir si on a le malheur de revenir dessus, et bien d’autres idées. On a jamais l’impression de traverser les divers tableaux de la même manière.

Alors que le jeu peut être relativement court en ligne droite (plus ou moins huit heures), il est bien possible de rallonger considérablement la durée de vie en trouvant les fraises cachées (qui ne servent à rien, si ce n’est frimer ou en faisant les faces B et C, qui sont des versions “hardcore” des niveaux de base. Le jeu ne délaisse cependant pas les joueurs occasionnels grâce à de nombreuses aides activables ; il ne veut pas s’adresser qu’aux joueurs aguerris, mais bien permettre à tout le monde de se surpasser et de braver les nombreux challenges que le jeu propose. Le jeu se veut bienveillant pour tout le monde, et rappelle également qu’il ne faut pas, par exemple, avoir honte de son compteur de morts.

10

Les compositions musicales sont également très bonnes, jonglant entre des musiques électroniques qui ponctuent principalement les phases de jeu, et des musiques au piano qui accompagnent les cinématiques et les moments plus mélancoliques. Ce qui pourrait par contre rebuter certains est la direction artistique, puisque le jeu parait assez minimaliste de par son “pixel-art” au premier abord assez grossier. On s’y fait rapidement, car les décors sont très variés et assez chargés en détails ; et les illustrations des personnages lors des cinématiques font relativement pensées au style de Bryan Lee O’Malley (l’auteur de Scott Pilgrim), ce qui n’est évidemment pas pour me déplaire.

Celeste est donc pour moi un énorme coup de coeur et je conseille à n’importe qui d’y jouer. Si le jeu peut paraître assez difficile au premier coup d’oeil, tout est mis en oeuvre pour ne pas frustrer le joueur qui est vite récompensé, d’autant plus qu’il existe des options qui rendent le jeu assez accessible. Malgré un style graphique au premier abord assez “grossier”, le jeu regorge de qualités qui permettent de passer un excellent moment, et qui font de Celeste un des meilleurs jeux de plates-formes récents.

Points forts

  • Un jeu qui nous veut du bien
  • Un difficulté peu frustrante
  • Des nouvelles mécaniques à chaque niveau

Points faibles

  • Un style graphique qui peut déplaire
  • Assez imprécis par moment (au niveau des directions)
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